Blason
Voyez ici la description héraldique du blason
de Passa.
Situation
Passa se trouve à la limite des Aspres, après Fourques.
Histoire
Comme toutes les Aspres, il semble que Passa ait été
un lieu d'habitat pour les hommes du néolithique. Mais le
territoire de ce village ne nous a pas légué de vestiges de cette
lointaine époque, ni même de l'époque mégalithique, plus récente
(-2200), caractérisée par l'érection de dolmens et menhirs.
Par la suite la région a été occupé par les ibéro-ligures,
puis les celtes
et romains. Bien que ceux-ci s'installaient un peu partout, le
territoire de Passa n'a pas non plus de restes de cette époque. Il
faut attendre l'arrivée des carolingiens en 811 pour que soit
instauré le système féodal. Au XIe siècle la vicomté
de Castelnou prends son essor et étends
son pouvoir sur les Aspres et le Vallespir. Passa bascule alors sous
sa domination et le restera jusqu'à la chute de la vicomté au XIIIe
siècle.
L'ancienne église paroissiale est de style roman. Dédiée à St
Pierre, elle dispose d'un mobilier du XVIIIe siècle
assez intéressant.
A l'époque moderne, sachez que Passa a fusionné avec Llauro
et Tordères en février 1973.
L'ermitage St Luc de Puigrodon
Situé à 204m d'altitude, l'ermitage St Luc de Puigrodon est un
édifice religieux dont la première trace date de 1031, soit très
tôt dans l'histoire. Elle était nommée Ecclesia de Podio
Rotundo.
Cette chapelle était destinée à fédérer autour d'un édifice
religieux les familles vivant dans les environs de Passa. Son
histoire ancienne est relativement obscure, on la retrouve en 1368
avec son nom chrétien : Capela de Sent Luc de Pug Redon.
Cette
chapelle sera peu à peu abandonnée au profit de l'église de
Passa, plus importante. Nul doute qu'elle servait de temps à autre,
mais pour une activité secondaire et limité dans le temps.
Il faut savoir qu'au XVIIe siècle commença la grande
période de l'érémitisme.
Les anciens ermites, qui étaient des personnes recherchant la
communion avec Dieu à travers l'isolement, firent place à des
ermites séculiers, plus présents dans la société catalane. Ils
avaient un rôle important, ils représentaient la sagesse, le bon
sens et les habitants des lieux alentours n'hésitaient pas à se déplacer
pour lui demander conseil. Ceci explique pourquoi au XVIIe
siècle il y eu de plus en plus d'ermitages, dans des lieux de plus
en plus accessibles.
Ces ermitages étaient souvent créés dans des anciennes églises
abandonnées, remises en état et auxquelles ont ajoutaient des bâtiments
de vie pour l'ermite. Ce fut le cas pour St Luc de Puigrodon.
Cette situation perdura jusqu'à la révolution française. A
cette époque, une loi fut votée afin de fermer les lieux de culte
ne servant pas de paroisse. Les ermitages furent donc condamner à
fermer, les derniers ermites se dispersant dans la société civile.
Mais ce ne fut pas la fin de l'ermitage pour autant. En 1794 la guerre
franco-espagnole battait son plein. Tout le Sud de la plaine du
Roussillon était pris par les forces espagnoles. L'ermitage fut
alors saccagé, laissé à l'abandon. Un premier état des lieux
fait en 1826 montre que la chapelle était en ruine cette année là.
En 1842, soit quelques années plus tard, elle fut restaurée mais
en 1930 c'est le logement de l'ermite qui est ruiné. Dix huit ans
plus tard l'ensemble de l'édifice fut restauré à nouveau et une bénédictin
de la chapelle vint parachever le travail.
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