Blason
Voyez ici la
description héraldique du blason du Barcarès.
Histoire
Cette étroite bande de terre située entre l'étang de Salses et la mer est de tout temps restée insalubre. Alors qu'aux alentours du
XIVe siècle, les templiers firent assécher une partie du Roussillon et de la Salanque (en particulier en élevant des digues autour de l'Agly), la péninsule était laissée de côté, les moyens techniques de l'époque n'étant pas
suffisamment développés pour y permettre un habitat correct.
Tout commence à changer à partir du XVIIe siècle. En 1659 le traité des Pyrénées est signé, officialisant la frontière non plus à la limite du Fenouillèdes mais sur les crêtes pyrénéennes. Le Fenouillèdes, auparavant français, devient le lien naturel entre les catalans et les français.
L'économie de la vallée de l'Agly se multiplie, et avec lui les moyens de transport.
C'est ainsi qu'un port fut aménagé là où seules quelques maisons légères étaient construites, sur la péninsule.
« Le port
Sous la dépendance naturelle de St Laurent de la
Salanque, ce port verra transiter de nombreuses marchandises telles le vin, l'huile, les fruits, le poisson... et le sel, denrée
réglementée à l'origine d'une révolte en Vallespir. Pour l'anecdote,
c'est à St Laurent qu'on peut encore voir une peinture sur une maison sur
laquelle est marquée la vocation de l'habitation : "Prud'homie
maritime".
Se développant peu à peu, le Barcarès devient au XIXe siècle un port de pêche important, ayant même ses propres installations de constructions navales où l'on fabriquait les fameuses
barques catalanes. De plus, à cette époque, la mode était aux bains de mer. Des nombreuses personnes venaient passer du temps sur ses plages.
Le Barcarès deviendra indépendant durant le XXe siècle. Durant les années soixante les promoteurs immobiliers firent élever la station balnéaire que l'on
connaît, avec pour symbole le fameux Lydia.
L'église paroissiale de l'Assomption date du XIXe siècle.
Elle contient quatre statues du XVIIIe siècle, dont celle de
St Pierre et celle de St Paul, des ex-votos, et quelques figures de proue
de navires.
Le Barcarès est une ville récente, on ne peut pas parler de
grands éléments du patrimoine à son sujet. Elle possède
néanmoins une église, du XXe siècle bien sûr,
dans le coeur du village, ainsi qu'une chapelle sur la plage. Cette
chapelle est dédiée à Notre Dame de tous les horizons. Il
faut savoir qu'à l'origine, au Barcarès, la messe était dite en plein air, près d'un autel de fortune. En 1976, une
association est né, "Notre-Dame-de-tous-les-horizons", dont le but était de faire édifier une chapelle à la plage.
La construction
fut lancée et la bénédiction de la première pierre eu lieu le 12 aout 1984 par le chanoine Sivieude, vicaire général du diocèse. La
consécration eu lieu le 20 juillet 1986 (fin de la construction le 23 mai 1986)
Elle contient une statue de la Vierge du XVIIIe siècle, offerte à la chapelle. La cloche, elle, s'appelle "Erika".
« Les commerces de la plage
Le monument aux engagés volontaires
Il s'agit d'un monument commémoratif placé entre Le Barcarès et
Port-Barcarès, en bordure de route. Le texte gravé au-dessous explique
ce dont il s'agit.
Ici se matérialisa en 1939 la volonté farouche de dix mille
engagés volontaires étrangers de résister à l'envahisseur conscients
du don de leur vie où ils faisaient à la France. Ils constituèrent le
21e - 22e - 23e R.M.V.E.
Ce mémorial est érigé en souvenir de leur passage.
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