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Situation
Sainte Marie d'Arles est une abbaye située en plein centre-ville
d'Arles sur Tech. Une fois dans la ville, suivez les panneaux piétonniers
!
Origine de l'abbaye
En 739 les sarrasins
envahissent la Septimanie, qu'ils
conserveront jusqu'en 811. Cette année là Charlemagne parvient à les
repousser de l'autre côté des Pyrénées. Le Roussillon est pacifié, il
reste à le repeupler. En effet, l'avancée des sarrasins avait fait fuir
les wisigoths, derniers habitants de la région.
Toute la vallée du Tech est déserte. Il ne reste que les vieux bâtiments
romains et quelques constructions wisigothiques, essentiellement à usage
défensif. Pour faire venir des pionniers francs, Charlemagne fait
intervenir auparavant les religieux. En construisant des abbayes,
ceux-ci amènent la chrétienté dans la région, point de départ à l'époque
d'une colonisation.
C'est un certain Castellanus, moine venant d'Espagne qui s'installa
temporairement aux bains d'Arles en tant qu'ermite. Ces bains étaient les
constructions antiques complètement abandonnés. Il cherchait un terrain
pour y implanter une abbaye. Il trouva le lieu parfait à une heure de
marche, un peu plus haut dans la vallée, sur les restes d'antiques bains
romains, mais de moindres importances (Arles).
Ce fut sur ces ruines que
le moine, accompagné de quelques compagnons susceptibles de militer sous
la règle de St Benoit, édifia un monastère bénédictin.
« Le cloître de l'abbaye
Malheureusement un document de 778, le premier indiquant cette abbaye
nous apprend qu'elle a été détruite. En 820 une deuxième abbaye fut
fondée, dédiée à Sainte-Marie, celle là même qui est toujours
visible aujourd'hui.
Louis le débonnaire accorda à Castellanus et à sa communauté déjà
importante la protection royale par une charte du 17 septembre 821. Ce fut
le premier tournant de la vie de l'abbaye, à présent les moines
pouvaient se consacrer à la vie monacale sans soucis.
Expansion
Cette abbaye draina une importante population dans la vallée. En 832
le successeur de Castellanus, Babylas, vient à Elne pour faire reconnaître
ce qui appartient à l'abbaye. Des arpenteurs sillonnent la vallée pour
apposer des bornes, limitant ainsi le terrain foncier de l'abbaye.
Durant le IXe siècle les normands débarquent sur la côte
rocheuse et remonte la vallée du Tech. Ils pillent l'abbaye d'Arles et
massacrent au passage quelques moines. Il faudra plus de dix ans pour
faire oublier ce mauvais souvenir. Parmi les dégâts occasionnés, le clocher fut détruit.
Vers 850-870 l'abbé était Hilpéric, le cinquième. Nous n'avons
aucune information sur ses deux prédécesseurs. Entre 967 et 963, l'abbé se nomme Arnulfe. Il rapportera de Rome des
reliques authentifiées de St Abdon et St Sennen qui vaudront à Arles le
surnom de "ville des Corps Saints". Il a peut être fait ce
voyage en compagnie du comte de Cerdagne, qui s'est rendu à Rome à la même
époque. Ces deux Saints sont toujours vénérés à Arles.
L'église abbatiale sera consacrée deux fois. Une première fois en
1046, l'autre en 1157, ce qui signifie que le bâtiment a été remanié.
Déjà l'église initiale de Castellanus avait été détruite par les
normands, puis reconstruite. Et par la suite elle sera modifiée à de
nombreuses reprises. Durant les XIe et XIIe siècle l'abbaye prend
vraiment son essor. Il est idéalement placé entre la haute vallée et la
plaine. Un marché se créé sur la place aux pieds des murailles. Une
ville se dessine peu à peu, dont le rythme est donné par l'abbaye.
D'ailleurs cette ville dépend à 100% de l'abbaye ainsi que les multiples
chapelles construites un peu partout dans le Vallespir.
Il faut noter que les abbés n'entretiennent pas de relation avec la
famille des comtes de Cerdagne, du coup elle reste un peu isolée dans sa
vallée, loin du rayonnement qu'aura St
Michel de Cuxa par exemple. En 1078 l'abbaye passe sous l'obédience de celle de Cluny. Concrètement,
elle devient sous les ordres de l'abbaye de Moissac. En 1151 l'abbé était Bernard.
Celui-ci reçut de Bernard d'Oms et de son fils Guillaume leur seigneurie
de St Jean d'Oms.
Séparation des Bains d'Arles de l'abbaye
En 1235 le premier conflit d'importance eu lieu entre les moines et les
habitants de la ville. Ces derniers leurs reprochaient la lourdeur des
servitudes, en particulier ceux portant sur l'utilisation du four et du
moulin. Pour manifester leurs désaccords ils refusèrent de rendre
hommage à Arnald Ier, l'abbé. L'évêque d'Elne, Bernard de
Berga et Nunyo Sanche qui gouvernait le Roussillon à cet époque (Royaume
de Majorque) durent intervenir pour faire rétablir la paix à l'issue
d'une amnistie générale à l'exception de deux meneurs.
Face à ces évènements, l'abbé décida de vendre à Nunyo Sanche le
village qui s'était formé sur les lieux ou Castellanus était devenu
ermite, c'est à dire "les Bains" (Amélie les bains). Nunyo
Sanche prit l'engagement de faire édifier un château et d'y faire tenir
une garnison.
Durant le XIIIe siècle le cloître
fut construit. Il est gothique, sans aucune sculpture ni fioriture, en
marbre blanc sauf les fines colonnes jumelles qui sont en pierres de Gérone.
Ce cloître fut construit par l'abbé Raymond Desbach.
La guerre entre la France et la Castille durant le XVe siècle
ne trouble pas le Vallespir, apparemment trop loin des combats. Parmi les
évènements marquants du siècle, citons toutefois la création de deux
bustes en argent, exécutés par l'orfèvre perpignanais Miguel Almérigues
en 1422 et 1440. Ils étaient destinés à accueillir une partie des
reliques de St Abdon et St Sennen, le reste des reliques étant dans une
chasse rectangulaire de bois doré. En 1515 l'administrateur perpétuel de l'abbaye était Honoré
d'Oms. Et en 1564, il s'agissait de Michel
d'Oms. Tout se passe sans histoire jusqu'à la Révolte
des Angelets, entre 1667 et 1671.
Le monastère de Ste Marie d'Arles s'est officieusement placé du côté
des révoltés, mais sa stratégie a toujours été de feindre la
neutralité. Toujours est-il que lorsque les insurgés s'emparent de la
ville d'Arles le 27 février 1670 ils ne causent aucun dégât à
l'abbaye.
Le 8 octobre 1712 l'abbaye concède aux consuls
des Bains d'Arles
"les eaux chaudes, bassins et bâtiments servant aux bains, à charge
d'une censive de onze francs payable chaque année à la fête de noël,
à charge aussi de laisser les religieux et leurs domestiques se baigner
gratuitement, de faire les réparations nécessaires... et d'y tenir une
prison à la disposition de l'abbé."
Au XVIIIe siècle la vie monacale s'éteint peu à peu à
Arles. Le 24 mars 1770 l'évêque d'Elne qui avait le titre d'abbé
d'Arles démissionne de cette charge. Un abbé commendataire est nommé,
il procèdera à la liquidation. A la révolution française l'abbaye fut menacé de vente en tant que
bien national, ce qui a été le cas de bien des sanctuaires religieux.
Mais la pression des arlésiens a fait que l'église abbatiale s'est
transformée en église paroissiale. L'église s'est dotée d'un grand orgue, toujours sur place, au XVIIIe
siècle.
Enfin, signalant que tous les 30 juillet a lieu la fête patronale,
avec pour point d'orgue la procession de la Rodella (roue dans laquelle
est entouré un long fil de cire). Cette tradition fut créé au XVe
siècle et elle est toujours en vigueur aujourd'hui. Plan de l'abbaye

Avant de commencer la visite, une curiosité
importante : Ste Marie d'Arles est la seule abbaye de la région
avec le chevet l'Ouest. Ceci n'est pas anodin, à l'époque où toute
les églises et donc à fortiori celles des abbayes, devaient être
orientée vers le tombeau du Christ. 1 Le Cloître : Rien ne subsiste du cloître
roman. Le cloître actuel, construit sur les anciennes
fortifications de l'abbaye, est l'œuvre de l'abbé Ramon Desbac
(1261-1303). C'est le premier cloître gothique bâti en Catalogne
Nord. Les matériaux marient le marbre blanc de Céret et la pierre
de Gérone. C'est un exemple unique de l'art gothique languedocien
en Catalogne. 2. La Creu del Gra : A
l'origine, cette croix serait celle d'un calvaire à l'entrée du
village. Elle est l'œuvre de forgerons catalans du XVIe
siècle. Elle a été récemment déplacée dans le cloître pour la
protéger. 3. La nef : Charpentée à
l'origine, la nef reçoit une voûte en arc brisé au XIIe
siècle. Les piliers de support doublent le premier mur du XIe
siècle. Comme dans toutes les églises de type basilical, des
fenêtres hautes éclairent la nef centrale. A remarquer, la chaire
du XVIIIe siècle et les panneaux sculptés du XVIIe,
vestiges d'un retable du rosaire en partie détruit au XIXe
témoignages de la maîtrise des sculpteurs et des doreurs catalans
à l'époque baroque. 4. Les armoires à reliques
: Creusées dans les piliers de la deuxième travées avec un
décor peint à diverses époques (XIIe et probablement
XIVe siècle) 5. L'absidiole Sud-Ouest
: A l'origine dédiée à St Pierre, accueille aujourd'hui une
partie du mobilier pieusement entretenu par la confrérie de la
Sanch (du précieux sang du Christ). St Sépulcre, Vierge des
douleurs, Croix de la passion (Creu dels impropris) et Christ aux
outrages assis (Ecce Homo) 6. Le retable du
Christ : A la fin du XVIIIe siècle, l'art baroque
que caractérisent le mouvement et la surcharge décorative
s'assagit fait place au vide entre les colonnes et met l'accent
sur la gloire du couronnement. Le crucifix central est utilisé
depuis le XVIIIe pour la procession nocturne du
Vendredi Saint. 7. L'ancienne chapelle du
rosaire : (Les panneaux du retable d'origine sont répartis
dans la nef centrale). Cette chapelle abrite maintenant le retable
de St Pierre (XVIIIe siècle), conçu à l'origine pour
l'absidiole Sud-ouest. Cuve baptismale du XIIe siècle.
8. La chapelle des Sts Abdon et Sennen : Retable
pré-baroque daté de 1647, œuvre de Lazare Trémullas, premier
introducteur en Roussillon du grand retable à panneaux sculptés
dorés et polychromés couvrant entièrement le mur du fond de
chapelle. Les panneaux figurent la passion des deux martyrs
(registre supérieur et prédelle) et la translation de leurs
reliques à Arles (registre inférieur). Les titulaires occupent la
niche centrale que surmonte un baldaquin avec galerie à balustres,
tandis que les panneaux narratifs occupent la prédelle et les
travées latérales. L'ascension de la Vierge et la crucifixion
surmontent l'axe central. St Abdon et St Senne font l'objet d'une
profonde vénération toujours vivante à Arles. 9.
La Rodella : Disque de cire d'abeilles offert chaque 30
juillet, jour de la St Abdon et St Sennen, depuis 1465, à l'abbaye
d'Arles par le village de Montbolo, afin d'abtenir la protection
des Saintes Reliques. 10. La chapelle St Joseph
: Retable du XVIIIe siècle, dans la niche centrale
St Joseph entouré de St Côme et St Damien, les deux Saints
guérisseurs souvent présents dans nos églises, à mettre en
relation avec la fréquence des épidémies. St Georges terrassant le
dragon occupe la niche du couronnement. La dévotion à St Georges
est assez rare au XVIIIe siècle alors qu'à l'époque
médiévales elle est plus fréquente, le St guerrier étant le
protecteur des chevaliers.
Il est aussi le Saint Patron de la Catalogne.
11. L'orgue : L'instrument actuel a remplacé au XVIIIe
siècle un orgue de facture catalane. Jamais transformé malgré de
nombreuses restaurations, il garde la sonorité des isntruments du
XVIIIe. Rare témoin de son époque, il enthousiasme les
organistes qui viennent du monde entier donner des concerts.
12. La contre abside : Intérieurement, le mur de façade
reçoit trois absides. Il s'agit d'un mode architectural
carolingien, plus fréquent en pays Mosan et Rhénan,
miraculeusement parvenu intact jusqu'à nous. Un escalier à double
volets menait à la chapelle haute (St Michel) lors des
célébrations processionnelles. Décor à fresques datables du XIIe
siècle, avec deux figures d'anges (séraphins aux ailes décorées
d'yeux) et, au dessus, le Christ en majesté entouré des quatre
évangélistes. 13. Le Parvis : Témoignage du
premier art roman apparu en Europe. Le décor sculpté au-dessus du
portail consacré en 1046 montre au tympan le Christ de gloire
entouré des quatre évangélistes : un aigle (St Jean), un lion (St
Marc), un taureau (St Luc), un ange (St Matthieu). Au-dessus, sur
la façade, remarquer la série d'arcatures caractéristique de
l'architecture lombarde. Le linteau de granit avec les
inscriptions A et "Oméga" surmonte la porte d'origine de l'abbaye
(IXe siècle) 14. La Sainte Tombe
: Sarcophage paléochrétien, daté du IVe siècle, a
protégé il y a mille ans, à leur arrivée, les reliques des Sts
Abdon et Sennen. Depuis ce sarcophage se remplit d'eau. La
permanence de l'eau est le signe de la présence toujours vivante
des reliques des Saintes Patrons, auxquelles les arlésiens vouent
une profonde dévotion. Au-dessus, encastrée dans le mur, la pierre
tombale de Guillem Gaucelm, Seigneur de Tellet, enterré le 10
avril 1211. Cette sculpture est l'œuvre de Ramon de Bianya.
15. Tours de défense : Au XIe
siècle, l'abbaye se dote de solides fortifications, encadrées par
quatre tours.
Le mobilier de l'église se compose de nombreux éléments : une cuve
baptismale romane, des inscriptions funéraires datées de 1317 et
1355, une inscription concernant une fondation de messe au XIVe
siècle, une grille d'autel du XVIIIe, un orgue du même
siècle, une chaire également du XVIIIe, une console en
bois doré toujours du XVIIIe
siècle, un retable faite par Lazare Tremullas datant de 1646, deux
retables du XVIIIe, six panneaux du retable du Rosaire
(1670), des bustes-reliquaires de 1425 et 1440, un lustre en fer
forgé du XVIIIe, un chemin de Croix également du XVIIIe.
Le cloître possède les restes de la salle capitulaire, une table
d'autel du XIe
siècle en marbre (classé aux Monuments Historiques), ainsi qu'une
croix de fer du XVIe
(également classé).
Possessions de Ste Marie d'Arles
L'abbaye ne fut jamais très riche. Construite dans la profonde vallée
du Tech, elle dépendait du comté de Bésalu, lointain. Juste à côté,
sur le Canigou, St Michel de Cuxa
et St Martin du Canigou se
voyaient dotées de grandes portions de terre par leurs seigneurs
temporels, les comtes de Cerdagne. Toutefois Arles a pu se développer tout doucement, créant un réseau
de sanctuaires suivant un but unique : l'accueil des pèlerins en route
pour St Jacques de Compostelle.
Le premier de ces sanctuaires est le prieuré de St Martin de
Fenouillar, en contrebas de la route qui va du Boulou au Perthus. Il était
habité par les moines de Ste Marie d'Arles et fut construit avant 844
(Première mention, en même temps que les sources naturelles coulant à
proximité). Ce prieuré a servi d'église paroissiale aux habitants des
contreforts des Albères. Citons ensuite l'hospice du Col
de la Perche, curieusement très éloigné mais habité lui aussi par
ces mêmes moines. Cet hospice existait avant 965, année durant
laquelle le comte Seniofred le donna à Ste Marie. L'église de
Coustouges,
merveille d'art roman était lui aussi une possession d'Arles. une bulle
de Sergius VI, en 1011, signale Coustouges comme appartenant à Arles. Un
acte de consécration datant de 1142 concerne uniquement une partie de l'édifice
actuel.
Parmi les autres possessions, il y avait également St
Guillem de Combret, la plus élevée des chapelles de la vallée du
Tech. Enfin la chapelle de St Pierre, à proximité d'Arles sur les bords du
Riuferrer est de style pur roman. C'était également une église
paroissiale dont le bénéfice était calculé en poussins et en denier
dans un acte du XVIe siècle.
La Sainte Tombe La
Sainte Tombe d'Arles sur Tech est un sarcophage datant du IIIe siècle
placé dans l'abbaye. Il en existe une dizaine d'autres en France de ce
type, mais celui-ci a la particularité de produire en continu une eau
pure dont l'origine est inconnue. Et pas qu'un peu : 200 à 300 litres par
an ! De nombreux scientifiques sont venus
à Arles sur Tech pour étudier le phénomène mais aucune explication
logique n'a été donnée, autre que religieuse bien sûr. En effet pour
le clergé il s'agit dune manifestation divine. Il faut dire que l'arrêt
de la production d'eau durant les deux guerres mondiales a de quoi faire
douter les plus septiques. Néanmoins les passions se déchaînent
régulièrement à son sujet. D'où peut bien venir cette eau ?
Différentes explications, plus ou moins sérieuses, ont tenté de
mettre fin à ce mystère. Un internaute m'a indiqué qu'une
explication fut trouvé en 1961, explication résidant dans le fait
que le fond du sarcophage est étanche alors que le couvercle est
poreux, quoi que très peu. Suffisamment toutefois. L'hypothèse de
la condensation fut également avancée, mais rejeté au cours
d'essais de puits à eau, qui ont conclus que le volume du
sarcophage est beaucoup trop petit pour produire une telle
quantité. En réalité la production d'eau vient à 90% de l'eau
de pluie qui traverse lentement le couvercle et à 10% par la
condensation (6 fois plus forte que l'évaporation) C'est du moins
le résultat de l'étude scientifique la plus récente. 
Vision
libre de la Ste Tombe
Le sarcophage lui-même est fait de marbre
bleu de Céret, taillé et sculpté d'un X entouré d'un cercle
signifiant Iesous Chrestos (Jésus Christ). Il mesure 1m 88 à la base et
s'évase jusqu'à 1m92 sur 50 centimètres de large au plus mince à 65 au
plus large. Il est posé sur deux cales de 40 centimètres de côté.
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