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Cette tradition est relativement récente. Elle a réapparue après
la seconde guerre mondiale. Dans les années 50, la population voulu
renouer avec cette tradition. Puisqu'on ne pouvait faire de feu en
plein centre ville, le feu fut fait à Notre
Dame de la Salut, près de Pia. Mais rapidement il y eu trop de
monde, alors on multiplia les feux un peu partout, et on prit
l'habitude de les faire aux sommets des collines, puis du Canigou.
En 1955, c'est la première fois que le feu est véritablement vu
de partout en Roussillon, bien que modestement. En 1956, l'année
suivante, les montagnards qui y grimpent sont chargés de petits
fagots de 2Kg portant les noms des villages qui y participèrent. En
1957, il y a encore plus de monde qui accepta de monter au sommet,
ce qui impliqua que le feu fut plus grand, donc encore mieux vu. En
parallèle d'autres personnes eurent la fantastiques idées
d'allumer des feux sur les tours à signaux. A partir de 1958, un
comité départemental organise l'illumination du département. En
1960, les catalans du Nord reçoivent les premiers fagots de
Catalogne du Sud et même des Baléares. Cette année là une messe
est dite au sommet.
Ce fantastique travail de fraternité fut initialisé, puis
coordonné par François Pujade, président de l'association du feu
de la St Jean d'Arles, puis du comité départemental.
La flamme du Canigou
Savez-vous avec quoi on allume le brasier au sommet du Canigou,
chaque année ? Non, pas avec un simple briquet, mais avec une lampe
dont la flamme est conservée religieusement d'une année sur
l'autre ! Elle se trouve dans le Castillet,
au rez-de-chaussée, et n'importe qui peut aller la voir !
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